Ce que l’on qualifie d’asthme est-il toujours de l’asthme?

iStock_000018250395XSmall_gordana-jovanovicJacques Gesret a découvert qu’il existait deux formes de difficultés respiratoires. L’une qui comporte une difficulté expiratoire (asthme classique) et une autre qui comporte une difficulté inspiratoire (spasme du pharynx, qualifié à tort d’asthme dans plus de 50% des cas).
La difficulté inspiratoire concerne les sujets qui ressentent des irritations dans la gorge (paresthésies pharyngées). Celles ci vont provoquer une petite toux réflexe (sèche), surtout nocturne (minuit, 2h du matin) et se poursuivre par un violent spasme du pharynx qui freine brutalement l’air à l’inspiration.
Ce problème est dû à une irritation d’un nerf (glossopharyngien) provoqué par une mauvaise position de l’atlas (1ere cervicale). Il est d’ailleurs possible, chez ces sujets, de provoquer le déclanchement de la toux. Ce grâce à un coton tige que l’on introduit à l’entrée du conduit auditif d’une oreille et pas de l’autre.
La difficulté expiratoire est la forme d’asthme « vrai ». Les symptômes en sont bien connus, la poitrine reste bloquée et dilatée. Le sujet inspire rapidement à l’aide de son diaphragme. Il souffle longuement, avec difficulté, par la bouche, lèvres serrées ; avec des bruits de sifflements provenant de ses bronches obstruées.